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Portables volés aux noces de la fille d’Orbán : un serveur ne goûte guère les tests ADN

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Viktor Orban à Budapest en avril 2014. (Photo Laszlo Balogh. Reuters)
Publié le 04/08/2014 à 19h36, mis à jour le 05/08/2014 à 10h52

Le NNI (Nemzeti Nyomozo Iroda), le Bureau national d’investigation, le FBI hongrois, ne recule devant rien pour mener à bien sa tâche. Une soixantaine de tests ADN sont en cours pour retrouver… deux téléphones volés. Deux portables disparus en septembre, lors du mariage de la fille du Premier ministre, Viktor Orbán. Un mariage somptueux à la campagne, avec 300 invités et une soixantaine de serveurs employés par un traiteur.

Deux mois plus tard, ces derniers sont tous convoqués à la police. Le voleur a laissé les étuis de téléphones portables sur la table - étuis sur lesquels il y a un peu d'ADN. La police entend procéder à des prélèvements génétiques sur les 60 employés du traiteur. Seul László Csókási, un barman de 32 ans, refuse. Sur son blog, il écrit : «S'agit-il d'un triple assassinat ? D'un tueur en série qui a pris la fuite ? Non, on parle de simples téléphones portables !»

En février, László est de nouveau convoqué, cette fois, au Bureau national d'investigation. S'il refuse le test ADN, il est passible d'une amende minimale de 250 000 forints (800 euros), soit plus d'un mois de salaire pour le jeune homme, qui se voit contraint de donner un prélèvement de salive. Mais il porte plainte pour abus de pouvoir. «Seuls nous, les serveurs, avons été soumis aux tests ADN ; un policier m'a indiqué que les invités ne l'étaient pas. C'est une pratique discriminatoire», s'indigne László.

Selon des médias hongrois, les téléphones appartiendraient à une amie de la

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