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Libération

A coups de piques, Sigmar Gabriel fait son trou dans l’opinion

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Publié le 05/08/2014 à 19h16

Eternelle épine dans le pied de la chancelière, son adversaire Sigmar Gabriel empiète sur ses plates-bandes. Le chef du SPD est devenu vice-chancelier et ministre de l'Economie après les élections de l'an dernier. Et si la popularité d'Angela Merkel est toujours intacte, Gabriel semble là aussi gagner peu à peu du terrain. Multipliant les interviews depuis quelques semaines, après des premiers mois au gouvernement plutôt discrets, il n'hésite plus à faire des sorties saillantes, allant parfois à l'encontre de ses collègues de coalition. On le trouve sur tous les fronts. Ainsi, il s'inscrit en faux contre les déclarations du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble (CDU), sur une possible nomination de Pierre Moscovici à Bruxelles, en apportant au Français son soutien personnel via le Bild. Omniprésent dans les médias, il s'est également déclaré en faveur de plus lourdes sanctions contre Moscou, qui continue à déstabiliser l'Ukraine.

Dans une interview donnée à la première chaîne allemande la semaine passée, il a exhorté l’Europe à prendre des mesures contre les oligarques soutenant le gouvernement russe. Ce week-end, c’est encore Sigmar Gabriel qui récolte les lauriers d’une politique plus ferme de l’Allemagne face au Kremlin en annulant un contrat commercial portant sur une livraison de matériel pour la construction d’un centre d’entraînement militaire en Russie par l’équipementier Rheinmetall. En tirant un trait sur une transaction à 120 millions d’euros, Gabriel e

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