Avec la mort par injection létale de Michael Worthington, dans le Missouri, dans la nuit de mardi à mercredi, le nombre d’exécutions capitales pourrait repartir à la hausse aux Etats-Unis.
Le 26 juillet, la mort de Joseph Wood par injection létale, dans l'Arizona, après deux heures d'agonie, a reposé la question de peine de mort aux Etats-Unis. Les chiffres ne cessaient de reculer après le pic enregistré en 1999 avec 98 exécutions. Mais depuis le début de l'année 2014, vingt-sept hommes et une femme ont été exécutés dans sept Etats et dix-sept exécutions sont encore programmées avant le 31 décembre, selon le Death Penalty Information Center qui milite contre la peine de mort.
Les trois condamnés à mort en Pennsylvanie, pour qui une date a été fixée en 2014, devraient bénéficier d’une mesure de clémence ou d’un délai de grâce. Depuis 1976, année où la peine de mort a été rétablie aux Etats-Unis après quatre ans d’interruption, trois condamnés sont morts dans cet Etat de la côte Est, dont le dernier il y a quinze ans.
Billy Irick et Ed Zagorski, qui se trouvent tous les deux dans le couloir de la mort dans une prison du Tennessee, pourraient eux aussi échapper, en tout cas pour cette année, à la peine capitale. Le Tennessee fait en effet partie des Etats qui la pratiquent peu.
Quand on parle de la peine de morts aux Etats-Unis, il faut préciser que 35 Etats sur 50 pratiquent la peine de mort et que le Texas représente à lui tout seul




