L'histoire commence un peu comme dans Breaking Bad, avec un camping-car suspect dans un coin peu fréquenté. Mais ici, pas de labo clandestin de méthamphétamine. Juste quelques caisses en bois remplies de pieds de cannabis. Et surtout, un tuyau d'arrosage relié au ruisseau voisin, qui s'écoule du plus grand lac californien, au nord de San Francisco.
Le New York Times s'est penché sur les voleurs d'eau de Californie, qui détournent des sources d'irrigation pour abreuver leurs plants de marijuana, par ailleurs tout à fait légaux dans l'Etat. Alors que l'ouest des Etats-Unis traverse une rude période de sécheresse, plusieurs comtés du nord de la Californie sont confrontés au vol d'eau de la part de cultivateurs indélicats, soucieux de ne pas voir flétrir leurs précieux plants de cannabis, une plante très gourmande en arrosage.
«Les vieux hippies, ils ont compris le truc»
Patrouilles le long des cours d’eau, surveillances via Google Earth: les forces de police traquent tous azimuts ceux qui puisent dans les cours ou captent les sources chez leurs voisins. Ces pratiques agacent les cultivateurs les plus soucieux de respecter l’environnement, qui craignent d’être vus d’un mauvais œil alors qu’ils s’efforcent de limiter leur consommation d’eau. Elles




