C'est un immense exode qu'a provoqué l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique, qui se sont emparés de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak. «Il y a 100 000 chrétiens qui ont fui avec rien d'autre que leurs vêtements sur eux, certains à pied, pour se rendre vers le Kurdistan», a affirmé jeudi le patriarche chaldéen Louis Sako. Nombre des déplacés s'étaient déjà réfugiés il y a deux mois dans cette cité protégée par les peshmergas - les combattants kurdes - après la conquête par les jihadistes de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, qui avait entraîné la fuite de près de 200 000 personnes. «C'est une tragédie humanitaire», a affirmé Nikolaï Mladenov, l'émissaire de l'ONU en Irak.
Jusqu’où peut aller l’offensive des jihadistes ?
Renforcés depuis la prise de Mossoul, le 10 juin, par le matériel - y compris les armes lourdes - abandonné par une armée irakienne en pleine débandade, les combattants de l’Etat islamique veulent maintenant s’emparer de toutes les zones du nord de l’Irak récemment passées sous le contrôle des combattants kurdes. Pour barrer la route aux jihadistes, le gouvernement régional kurde - de fait indépendant depuis 1991 - avait agrandi de 40% son territoire, s’emparant notamment de la ville multiethnique de Kirkouk, avec ses riches réserves pétrolières, que les Kurdes revendiquent comme capitale. Cette dernière pourrait être le prochain objectif de l’Etat islamique.
Mais pour le moment, les sol




