L’étau se resserre sur les séparatistes prorusses de Donetsk, dans l’Est de l’Ukraine, au risque de provoquer une nouvelle intervention de Moscou. L’armée de Kiev, lancée à la reconquête de son propre pays, a annoncé lundi avoir réussi à couper Donetsk de Lougansk, les deux principaux bastions encore tenus par les séparatistes, distants de 150 kilomètres l’un de l’autre.
Les forces ukrainiennes préparent «la phase finale» de la reprise de Donetsk, promettait lundi leur porte-parole, Andrii Lisenko. Dans le camp adverse, le nouveau «Premier ministre» des rebelles, Aleksandr Zakhartchenko, a promis une contre-offensive majeure dans les deux ou trois jours à venir.
Signaux. L'avancée des forces ukrainiennes à Donetsk fait redouter une nouvelle intervention de Moscou sous prétexte «d'aide humanitaire». Les Russes ont massé 45 000 hommes, 160 chars et 1 360 autres blindés à la frontière, a alerté lundi le porte-parole des forces ukrainiennes, alors que les services occidentaux faisaient jusqu'alors état de 20 000 Russes à la frontière. Il y a une «probabilité élevée» que Moscou intervienne militairement en Ukraine, mettait en garde lundi le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitriy Peskov, a assuré le même jour que la Russie n'interviendrait que si toutes les parties prenantes s'accordent sur sa mission. Moscou s'est entendu avec Kiev pour une mission humanitaire «sous




