L'évidence d'un renforcement des capacités combattantes des forces kurdes pour stopper l'avancée des jihadistes de l'Etat Islamique commence à faire peu à peu son chemin parmi les Occidentaux. «Il s'agit d'aider les Kurdes, les Irakiens, à avoir les moyens de résister et si possible de battre les jihadistes», insistait mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui pressait ses homologues des Vingt-Huit à se réunir d'urgence. En attendant, ce sont les ambassadeurs des Etats membres qui discutaient à Bruxelles des moyens de coordonner leur action.
L'administration américaine, elle, a déjà franchi le pas, annonçant dès lundi soir des livraisons d'armes aux combattants kurdes «en collaboration avec le gouvernement irakien». «Nous espérons que les frappes aériennes américaines contre les positions des terroristes ne sont qu'un début. Le renseignement américain peut nous aider à réduire les capacités des terroristes à lancer des attaques surprises. Des livraisons d'armes lourdes sont urgentes afin de permettre à nos forces de conserver les avantages acquis sur le terrain», écrit dans une tribune publiée sur le Washington Post Massoud Barzani, le président du gouvernement régional du Kurdistan, région qui de fait échappe au contrôle de Bagdad depuis 1991. Il rappelle dans son texte que les Kurdes irakiens ont été aux côtés des Américains contre Saddam Hussein aussi bien en 1991 qu'en 2003 et que le monde doit agir immédia




