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Les mises en garde explicites des Occidentaux

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Pas dupes, les Etats-Unis et l’Union européenne haussent le ton face à la surenchère russe.

Publié le 12/08/2014 à 19h56

Le bras de fer risque de se durcir entre la Russie et les Occidentaux, qui accusent Moscou de continuer à déstabiliser l’est de l’Ukraine. Les premières sanctions d’envergure décidées par les Vingt-Huit sous le choc du crash du vol de Malaysia Airways abattu par les séparatistes prorusses a plutôt poussé le Kremlin à la surenchère, au moins dans la posture. Ainsi, les rétorsions décrétées sur les produits agroalimentaires européens. Ou désormais l’annonce de l’envoi d’un «convoi humanitaire» pour aider les populations de l’Est encerclées par l’armée ukrainienne.

Les mises en garde venant des capitales européennes comme de Washington sont explicites. Dernier chef d'Etat en date, François Hollande, s'entretenant mardi avec le président russe, qui depuis le début gère personnellement cette crise, lui a fait part «des très vives inquiétudes que suscite la perspective d'un convoi militaire russe en territoire ukrainien». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, sur France Info avait été encore plus explicite affirmant «qu'il faut être extrêmement prudent, car cela pourrait être une couverture de la part des Russes pour s'installe près de Lougansk et de Donetsk». La présence près de la frontière de 45 000 soldats russes, deux fois plus qu'il y a quinze jours, alimente encore les inquiétudes des Occidentaux. Ces derniers soutiennent sans faille les autorités de Kiev et le président Petro Porochenko qui a donné son accord uniquement à une mission internat

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