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Analyse

Barack Obama replongé dans le bourbier irakien

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Le Président est tiraillé entre sa promesse de désengagement et les critiques sur son inaction au Proche-Orient.

A bord du porte-avions USS George H.W. Bush, d'où décollent les F18 pour l'Irak, mardi. (Photo Hamadi Mohammed. Reuters)
ParFabrice Rousselot
Correspondant à New York
Publié le 13/08/2014 à 19h46

Déclencher des frappes aériennes contre l'Etat islamique, armer les combattants kurdes, fournir une aide humanitaire aux réfugiés yézidis… et après ? Barack Obama a beau prendre quelques jours de vacances pour jouer au golf dans la charmante île de Martha's Vineyard - sous les critiques acerbes des républicains -, il ne peut échapper à ce que certains appellent déjà «le nouveau casse-tête irakien».

En début de semaine, le Wall Street Journal, dans un éditorial très virulent, estimait que les Etats-Unis «étaient désormais en guerre en Irak, pour la troisième fois en vingt-cinq ans». Et se demandait comment Obama pouvait en sortir. Depuis qu'il a autorisé les bombardements des jihadistes, le Président répète pratiquement tous les jours que «l'implication américaine sera limitée». Mais aujourd'hui, Obama est face à un double problème, politique et militaire. Sur le terrain, l'Etat islamique reste menaçant et montre une capacité impressionnante à mobiliser ses troupes. A Bagdad, la mise en place du nouveau gouvernement et du nouveau Premier ministre, Haïdar al-Abadi, reste compliquée et personne ne peut tabler sur une stabilité à court terme.

Spectre. Déjà, la décision annoncée mardi d'envoyer 180 conseillers supplémentaires en assistance aux yézidis a entraîné un vif débat. La confirmation, mercredi, par le Pentagone de l'étude d'une possible évacuation des réfugiés a réveillé le spectre d'un embourbement a

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