Cygnes, grues cendrées et autres hérons… Voilà autant de viandes exotiques que consommait en quantité astronomique Richard III, dernier des rois Plantagenêts, vers la fin du XVIe siècle. L'étude des dents et des os du squelette du monarque, menée par des scientifiques du British Geological Survey et de l'université de Leicester, révèle des changements considérables dans son alimentation une fois couronné, en 1483.
Un train de vie royal rythmé par des banquets pantagruéliques, composés de gibier, de poissons, où l'alcool coulait sans limite. Outre la consommation d'une bouteille de vin par jour, le monarque anglais buvait également beaucoup de bières, ne faisant absolument aucune confiance dans la qualité de l'eau locale. «L'étude chimique révèle que le régime de Richard en tant que roi était beaucoup plus riche que celui d'autres personnages hauts placés du Moyen Age tardif», explique Angela Lamb, géochimiste à l'université de Leicester.
L’enfance de Richard III, né en 1452 dans le Northamptonshire, est longtemps restée très obscure pour les historiens. L’étude des modifications chimiques de ses ossements, notamment les côtes et les fémurs, a permis de découvrir que Richard III aurait grandi dans l’est de l’Angleterre jusqu’à l’âge de raison, puis se serait installé dans l’ouest du pays, avant de regagner sa région d’origine.
D’autres études ont également dévoilé des aspects physiques du dernier souverain de la maison d’York. Dans un documentaire diffusé sur




