Un nouveau tournant est intervenu dans la guerre dans l’est de l’Ukraine, où les rebelles, mis en difficulté pendant plusieurs semaines, semblent être passés à la contre-offensive. Avec l’aide non avouée du puissant voisin russe qui ne cesse de jeter de l’huile sur le feu.
Lundi matin, a annoncé une source militaire ukrainienne, une colonne de dix chars et deux transports de troupes blindés, chargés de soldats russes déguisés en rebelles, a franchi la frontière russo-ukrainienne près de Novoazovsk, sur la mer d’Azov, ouvrant ainsi un nouveau front au sud de Donetsk, le principal bastion rebelle. Depuis des mois, les analystes prêtent à la Russie l’intention de forcer un chemin sur cette route du Sud pour relier son territoire à la Crimée, la province ukrainienne annexée par Moscou en mars. Cette incursion, toujours selon des sources militaires ukrainiennes, aurait été stoppée vers le village de Markino, bien avant d’atteindre la grande ville de Marioupol.
Kiev a d'une manière générale reconnu que ses troupes faisaient face à une «intensification des actions de l'ennemi» dans l'est du pays. A Donetsk, quasi encerclé par l'armée ukrainienne, on a pu entendre presque toute la journée le bruit des canons dans la direction de Marinski et Elenovska, deux verrous ukrainiens sur la route vers Marioupol. Les combats se sont également poursuivis à Ilovaisk, un village stratégique sur la route vers la frontière.
«Une Surprise». Démoralisés il




