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Vu de Madrid

Aux Baléares, le tourisme a de la cuite dans les idées

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Adolescents allongés dans les rues en coma éthylique, jeunes filles à demi-conscientes sous l’effet de drogues hallucinogènes...

( Callum Mckain / Flickr)
Publié le 28/08/2014 à 19h46

Adolescents allongés sur l’asphalte des rues en coma éthylique, jeunes filles à demi-conscientes sous l’effet de drogues hallucinogènes, sexe effréné pratiqué au beau milieu des pistes de discothèque, concours pour uriner ou vomir sur les murs de la ville, plages couvertes de capotes usagées et de matières organiques…

A Magaluf, bourgade côtière de Majorque à l’ouest de Palma, ce spectacle est monnaie courante lors des mois d’été. Et notamment sur la plage Punta Ballena, où se concentrent bars, restaurants, centres de loisirs et discothèques. Le plus souvent, c’est le fait de jeunes Britanniques qui, rompant avec tout type d’interdits et de tabous, s’en donnent à cœur joie, épris d’une ivresse dionysiaque aux conséquences calamiteuses. Les week-ends en particulier, les services sanitaires sont saturés, beaucoup de touristes souffrant de malaises, de vertiges, voire de pertes de conscience.

Ce genre de scènes inonde les télé-réalités britanniques et les réseaux sociaux, ce qui donne à Magaluf une publicité supplémentaire. Depuis début juillet, on parle d'environ 10 000 à 12 000 jeunes se livrant à ces excès chaque fin de semaine. La presse espagnole se fait, elle, l'écho de pratiques sans limite ni contrôle : par exemple l'usage massif de MDPV, une drogue aux effets hallucinogènes connue en anglais comme le ivory wave, en espagnol comme la droga canibal, car elle augmenterait l'appétit ; ou le mamading, une pratique via laquelle une fille accepte de f

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