Il y a l'avancée fulgurante des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, sur fond de bouleversement des frontières du Moyen-Orient, dessinées après la Première Guerre mondiale par les Français et les Britanniques. Il y a la crise ukrainienne, où l'Europe joue sa crédibilité face à la Russie et le tracé de sa frontière orientale - «S'il est avéré que des soldats russes sont présents sur le sol ukrainien ce serait intolérable et inacceptable», a martelé François Hollande avec un étrange conditionnel au moment même où l'intervention russe apparaît dans toute son évidence (lire page suivante). Il y a le chaos libyen, et toujours l'impasse du conflit israélo-palestinien, après cinquante jours d'intervention de Tsahal à Gaza. Jamais depuis 2001 les foyers de crises internationales n'ont été aussi nombreux.
François Hollande n’en était que plus attendu dans son discours aux ambassadeurs où, comme chaque année à la fin de l’été, le chef de l’Etat fixe les grandes orientations de la diplomatie française. Mais c’est aussi l’heure d’un bilan, alors même que l’opposition pourfend, non sans une certaine mauvaise foi, le caractère par trop hésitant de la politique extérieure française, notamment au Proche-Orient.
Volte-face. Il y a un an, presque jour pour jour, Hollande parlait en chef de guerre, évoquant la nécessaire «punition» du régime de Bachar al-Assad, coupable d'avoir utilisé les armes chimiques contre sa p




