Les Américains en parlent. Les Canadiens ont déjà envoyé début août un avion avec du matériel non létal, casques et gilets pare-balles. Mais parmi les Européens, seuls les Croates ont répondu à l'appel des autorités ukrainiennes, annonçant l'envoi de 14 hélicoptères lourds Mi8. Face à l'intervention russe, Kiev demande en effet «une aide militaire d'envergure» aux pays occidentaux.
Les Vingt-Huit, qui se réunissent samedi à Bruxelles pour un sommet qui, une nouvelle fois, sera en grande partie phagocyté par l'Ukraine - «la crise la plus grave depuis la fin de la guerre froide», selon les mots de François Hollande -, n'évoquent qu'un éventuel durcissement des sanctions à l'encontre de la Russie. «Les violations de la frontière laissent craindre que la situation ne soit devenue hors de contrôle. C'est pourquoi il faut y mettre fin si l'on veut empêcher une confrontation militaire immédiate entre les forces russes et ukrainiennes», martelait vendredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, à la veille d'une réunion où risquent encore une fois d'apparaître les différences d'approche entre les anciens pays de l'Est, où la mémoire de la domination russe reste douloureuse, et nombre de leurs partenaires occidentaux.«Si cela ressemble à une guerre, si cela tue comme une guerre, alors c'est une guerre», a lancé le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski. Le président roumain, Traian Basescu, a appe




