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Libération

Un cessez-le-feu ambigu

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L’accord signé par Kiev et Moscou prévoit une décentralisation des pouvoirs en Ukraine, alimentant l’idée d’une partition.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Sonia Delesalle-Stolper
Londres, de notre correspondante
Publié le 05/09/2014 à 19h56

Tandis que les armes grondaient à Marioupol et Donetsk, un nouveau cessez-le-feu a été imposé à l’Ukraine vendredi à Minsk, entérinant pour le moment sa partition de fait. L’accord, en douze points, pourrait permettre la libération de prisonniers de guerre dès ce samedi, a indiqué le président ukrainien, Petro Porochenko, qui a donné l’ordre à ses troupes de suspendre les combats. L’accord prévoit aussi une décentralisation des pouvoirs en Ukraine, réclamée par la Russie. Selon Kiev, le statut final des régions séparatistes, actuellement tenues par des troupes militaires en partie importées de Russie, n’a toutefois pas encore été discuté.

Dédramatiser. Le gouvernement ukrainien ne voulait pas négocier avec les séparatistes, qu'il estime manipulés par le Kremlin. Il y a été contraint par leur progression sur le terrain depuis plus d'une semaine, et les pressions de ses parrains occidentaux qui ne veulent pas se battre pour Donetsk ou Marioupol (lire ci-contre) et réclament une «solution négociée».

Un format quadripartite a été instauré à cet effet, impliquant l’Ukraine, la Russie, le Premier ministre autoproclamé de la «république de Donetsk» et l’OSCE.

«J'espère que ceci sera le début d'un processus politique constructif», a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, tout en reconnaissant que son application «reste à voir». Trois explosions ont été entendues à Donetsk, l'une des ville

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