Menu
Libération

Sanctions durcies contre la Russie

Réservé aux abonnés

Ukraine. Pour maintenir la pression sur Poutine, l’UE devait acter des mesures économiques lundi soir.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, lundi à Marioupol. (Photo Vasily Fedosenko. Reuters)
Publié le 08/09/2014 à 19h26

L’Union européenne est bien décidée à maintenir la pression sur Moscou. Les ambassadeurs des Vingt-Huit se réunissaient lundi soir à Bruxelles pour adopter de nouvelles sanctions économiques - en réponse à l’intervention russe en Ukraine - qui devraient entrer en vigueur ce mardi.

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a averti lundi que la Russie, dont l’économie est au bord de la récession, réagirait en interdisant, par exemple, aux compagnies aériennes occidentales de survoler son territoire pour les liaisons entre l’Europe et l’Asie, entraînant pour celles-ci de lourds surcoûts.

Avantage. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a néanmoins noté dimanche que l'UE était «prête à revenir» sur ces sanctions si le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine était «durable»ou si des négociations de paix débutaient.

La trêve fragile entre Kiev et les rebelles prorusses, annoncée vendredi à Minsk (Biélorussie), est destinée à mettre fin à cinq mois de combats qui ont fait près de 2 800 morts selon l'ONU. L'accord de cessez-le-feu est une mesure «diplomatique» qui peut être interprétée à leur avantage par les deux parties, même si Vladimir Poutine apparaît comme le grand gagnant en imposant à une Ukraine militairement à bout de souffle de reconnaître les rebelles prorusses de Lougansk et de Donetsk comme interlocuteurs de négociation. Le protocole signé à Minsk et rendu public par l'Organisation pour la sécurité et

Dans la même rubrique