Menu
Libération

La guerre des blondes est déclarée chez les brasseurs libanais

Réservé aux abonnés

Publié le 11/09/2014 à 19h46

Son étiquette verte et argentée, ponctuée de trémas qui rappellent les caractères arabes, s'affiche en grande pompe sur les panneaux publicitaires. «Fraîche jusqu'à la dernière goutte», Beirut est la dernière bière made in Lebanon, lancée en juillet par le groupe Kassalty Chtaura. Cela fait des décennies que le marché local, trusté par la compagnie libanaise Almaza (rachetée en 2002 par Heineken), ronronnait. Mais voilà quelques mois qu'une guerre des blondes se profile à l'horizon. En plus de Kassatly, qui compte produire 20 millions de litres par an, Interbrand, un autre industriel libanais, prévoit de faire prochainement son entrée sur le marché. Et des microbrasseries se lancent aussi dans la production de bières artisanales, suivant la voie tracée par la bière pionnière, la 961.

Ce soudain élan pourrait paraître aventureux dans un pays consommateur d'arak (un alcool anisé) et où la culture du vin est bien implantée, quand, en plus, 60% de la population est musulmane et ne consomme donc généralement pas d'alcool. Les producteurs, qui entendent brasser large, ne sont pour autant pas inquiets.«La consommation est en augmentation continue. Les Libanais ne boivent que 5,5 litres de bière par personne et par an, et notre ambition est d'arriver à faire doubler ce chiffre au cours des prochaines années», affirme Akram Kassatly, le PDG de la société Kassalty Chtaura, qui produit une bière blonde en coordination avec des experts allemands.

Selon les stati

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique