Il est le premier chef d’Etat étranger à se rendre à Bagdad puis à Erbil depuis l’offensive début juin des jihadistes de l’Etat islamique (EI). La visite de François Hollande, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de celui de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est un geste symbolique d’autant plus fort que, lundi, le président français ouvrira à Paris avec son homologue irakien, Fouad Massoum, une conférence internationale «pour la paix et la sécurité» en Irak. La condition posée par la France était l’instauration à Bagdad d’un gouvernement rassemblant toutes les composantes du peuple irakien, chiites majoritaires mais aussi sunnites et kurdes. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, a réussi cette gageure, élément clé d’une réponse politique à l’EI.
Saddam. «Ce groupe veut faire la guerre non seulement à l'Irak, mais à tous les peuples qui ne partagent pas sa vision du monde fondée sur la terreur», a martelé le président français à Bagdad. Paris est prêt à faire sa part dans la coalition réunie par les Américains contre l'EI, y compris en participant à des frappes aériennes, mais «dans le respect du droit international», comme l'avait rappelé Hollande à la fin du sommet de l'Otan la semaine dernière. Les autorités françaises n'avaient pas participé en 2003 à l'invasion de l'Irak aux côtés des Américains pour abattre Saddam Hussein, qui avait tissé des liens très douteux avec Paris. C'est l'occasi




