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Suède : la reconquête à tout prix pour les sociaux-démocrates

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Le SAP et ses alliés partent favoris pour les législatives de dimanche.

Le candidat des sociaux-démocrates au poste de Premier ministre, Stefan Löfven, lors d'une conférence à Stockholm le 27 juin 2012. (Photo Jonathan Nackstrand. AFP)
ParAnne-Françoise Hivert
Correspondante en Scandinavie
Publié le 12/09/2014 à 19h26

A la veille des élections législatives de dimanche en Suède, le leader des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, peut être satisfait. Sa campagne a été rondement menée. Sans éclat ni anicroche. Les sociaux-démocrates ont fait front uni derrière leur chef. Fini les guerres intestines. Même la centrale syndicale, partenaire historique du parti, est restée discrète. Pas d’appel à l’alliance avec l’extrême gauche, comme en 2010. L’ambiance est à l’image du clip diffusé sur YouTube : musique entraînante, soleil couchant, des enfants gambadent dans les bois. L’un tombe, l’autre lui tend la main. Tous ensemble, personne derrière. C’est le message de cette campagne, qui veut donner l’image d’un parti modernisé et responsable, prêt à prendre les commandes après huit ans dans l’opposition.

Certes, les sondages prédisent un score historiquement bas au premier parti de Suède, autour de 30%. Et les conservateurs regagnent du terrain ces dernières semaines. Mais le Parti social-démocrate (SAP) et ses alliés du Parti vert et du Parti de gauche devraient pouvoir emporter la majorité au Parlement. «Et c'est ce qui compte pour le moment», assure le politologue Ulf Bjereld.

Traumatisme. En 2010, le SAP avait mené une campagne idéologique. «Ils ont retenu la leçon. Cette fois, la seule priorité est de gagner le scrutin. Et c'est une stratégie qui fonctionne.» Le traumatisme causé par deux défaites successives a été terrible dans un pays présent

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