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Surveillance renforcée en Ukraine

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Cessez-le-feu. Le nombre d’observateurs de l’OSCE dans l’est du pays sera porté à 500 d’ici dix-huit mois.

14 septembre. Un rebelle prorusse montre un drapeau ukrainien qu'il a confisqué dans l'aéroport détruit de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine. (Photo Marko Djurica. Reuters)
Publié le 18/09/2014 à 19h36

Quinze jours après la signature du cessez-le-feu en Ukraine, ce dernier ne semble plus tenir qu’à un fil. Chaque jour amène encore son quota de morts, civils autant que militaires, dans l’est du pays. Dans ce contexte, il paraît nécessaire d’en renforcer la surveillance.

Désignée pour suivre le bon déroulement de l’arrêt des hostilités, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a supervisé la conclusion des accords de Minsk du 5 septembre, va doubler d’ici fin novembre le nombre de ses observateurs sur le terrain. Ce nombre devrait être porté à 500 en deux mois et demi. Ils seront accompagnés de 400 personnes affectées au soutien logistique. La première vingtaine d’observateurs était arrivée en Ukraine en mars. Ils sont aujourd’hui 250, insuffisant pour assumer leur tâche. Une partie de cette dernière ne sera pas assurée par des hommes mais par des drones de surveillance. Ce sont eux qui seront déployés d’ici quatre semaines au-dessus de la frontière entre l’Ukraine et la Russie, longue de 1 576 kilomètres.

La moitié de cette frontière d’Etat (en gros de Novo Azovsk à Lougansk) n’est plus du tout contrôlée par Kiev. Elle sépare (ou plutôt unit) la Russie et des rebelles prorusses. C’est par cet espace, accuse Kiev, que passent hommes et armements qui équipent les forces de la DNR et de la LNR, les républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk.

Chacune des deux parties au conflit accuse l'autre de profiter de l'arrêt des combats pour regroupe

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