Réagissant à la dernière offensive de l’Etat islamique (EI) dans les régions kurdes du nord de la Syrie, Barack Obama a décidé mardi de frapper l’organisation jihadiste dans son fief de Raqqa, avec le soutien militaire de plusieurs pays de la Ligue arabe. Paris, qui ne participe pas aux frappes en Syrie, a promis de continuer à la guerre contre l’EI en Irak.
Quels sont les objectifs militaires de cette guerre ?
L’Etat islamique (EI) compte deux quartiers généraux : Raqqa, en Syrie, et Mossoul, en Irak. Le premier objectif tactique de la coalition emmenée par les Etats-Unis a été de frapper la ville syrienne, où l’organisation jihadiste cache son commandement, ses casernes, ses dépôts d’essence et de munitions et ses prisons (c’est dans l’ancienne cité du calife Haroun al-Rachid que les otages occidentaux étaient détenus). En revanche, il lui sera plus difficile de bombarder, en raison de la densité de la population, Mossoul, autre grande cité historique de près de deux millions d’habitants, qui est la capitale politique d’Abou Bakr al-Baghdadi, et de son état-major. Or, bombarder l’une sans attaquer l’autre, ne permettra pas d’affaiblir durablement l’EI.
Pourquoi la France a-t-elle décidé d’y participer ?
«Affaiblir cette organisation terroriste et venir en appui des autorités irakiennes» : tel est le but assigné par François Hollande à l'intervention de la France. En Irak, et en Irak seulement.




