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L’Assemblée rassemblée

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Le drame a été annoncé durant le débat sur l’engagement français.

Publié le 24/09/2014 à 20h06

Les terroristes «nous visent pour ce que nous sommes», et non pas en raison de l'intervention en Irak. C'est au moment précis où le Premier ministre, Manuel Valls, prononçait ces mots qu'un murmure a soudain parcouru les travées de l'Assemblée nationale. Réunis en séance extraordinaire pour un débat (sans vote) sur l'engagement militaire français contre l'Etat islamique (EI) en Irak, les députés apprenaient, peu après 17 heures, les uns après les autres et via leur téléphone portable, la terrible nouvelle : l'exécution de Hervé Gourdel, enlevé dimanche en Algérie, dans la région de Tizi Ouzou (Kabylie), par un groupe terroriste se réclamant de l'EI.

Durant de longues minutes, Manuel Valls a poursuivi son propos en réponse aux questions posées par les élus des différents partis sur les buts et la durée de cette nouvelle action confiée à l'armée française, déjà engagée dans le Sahel et en République centrafricaine. Averti par un message que la nouvelle de la mort de l'otage français circulait, le chef du gouvernement lâchait qu'il avait été informé dès la mi-journée de la probable exécution du guide de montagne, lors d'une réunion rassemblant les dirigeants des groupes parlementaires, les chefs militaires et les directeurs des services de renseignement. «Nous attendons la confirmation», concluait-il. Quelques minutes plus tard, on apprenait qu'une vidéo sur l'exécution de Hervé Gourdel avait été postée sur le Web par ses assassins. Vidéo dans laquelle ils affi

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