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Les ratés américains en Irak, racontés par un ancien ambassadeur

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Christopher Hill, en poste à Bagdad en 2009 et 2010, dévoile à Politico quelques pataquès de la diplomatie américaine.

Former Secretary of State Hillary Clinton (L) and her husband, former U.S. President Bill Clinton talk at a dinner in honor of Presidential Medal of Freedom awardees at the Smithsonian National Museum of American History in Washington, November 20, 2013. REUTERS/Jonathan Ernst (UNITED STATES - Tags: POLITICS) (REUTERS)
Publié le 03/10/2014 à 15h26

Si l'Irak a replongé aujourd'hui dans la guerre, les massacres et la division interconfessionnelle, ce n'est pas sans faute des Etats-Unis: nul autre qu'un ancien ambassadeur américain à Bagdad ne pouvait mieux en témoigner, comme le fait Christopher Hill dans ce texte assez instructif, publié sur le site de Politico. Resté un an en poste à Bagdad, d'avril 2009 à août 2010, Hill règle d'abord ses comptes avec Hillary Clinton, sa ministre de tutelle qui se targue aujourd'hui, notamment dans ses récents Mémoires, d'avoir été une grande diplomate, mais n'a certainement pas fait ses preuves sur l'Irak. L'ancien ambassadeur se moque de sa première, et unique, visite à BagdadLéa en avril 2009, racontant comment elle avait tenu à y faire une «rencontre avec la société civile» (town meeting en anglo-américain), où il voit surtout un «résidu de sa campagne électorale». Christopher Hill, qui a aujourd'hui quitté la diplomatie américaine pour enseigner à l'Université de Denver, décrit Hillary en parfaite hypocrite, assurant à Bagdad combien l'Irak lui était cher pour ensuite s'en contreficher. Après cette visite, «j'étais sûr que Clinton revi

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