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Portrait

Arin Mirkan, une «sœur» pour les militants kurdes

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Cernée par les jihadistes à Kobané, la jeune femme s’est fait exploser pour échapper à la captivité.

Un bâtiment de Kobane touché par les bombardements de l'Etat islamique. (Aris Messinis. AFP)
ParRagip Duran
De notre correspondant à Istanbul
Publié le 06/10/2014 à 19h46

Elle est déjà une héroïne pour les Kurdes, aussi bien pour ceux de Syrie, de Turquie ou d’Irak. Arin Mirkan, capitaine des Unités populaires de défense des femmes (YPJ), branche armée du PYD (Parti de l’unité démocratique), est morte en combattant, le 5 octobre dernier, au vingtième jour du siège de Kobané par les militants de l’Etat islamique (EI).

«Elle était encerclée par les combattants de l’EI sur le front est de la ville, dans le quartier de Mishténour. Plutôt que d’être abattue ou, pire encore, faite prisonnière, elle a préféré se lancer sur les assaillants et se faire exploser»,

raconte l’une de ses camarades.

«Elle n’avait plus de balle et il ne lui restait que son corps»,

renchérit une autre. Un communiqué officiel des Unités de protection du peuple (YPG) a salué son sacrifice affirmant que

«des dizaines de militants de l’EI ont trouvé la mort à la suite de l’attaque-suicide héroïque d’Arin».

Le bilan réel des jihadistes tués est probablement moindre, mais ce geste illustre la résistance acharnée de la troisième ville kurde de Syrie, où les combats se poursuivaient lundi sur les fronts sud et est, les combattants de l’EI faisant déjà flotter leurs drapeaux noirs sur certains bâtiments.

Héroïsme. La jeune femme est la première kamikaze kurde recensée depuis le début de la guerre civile en Syrie. Les Kurdes, en particulier les femmes, envoient des centaines de messages de soutien et d'héroïsme à la suite de l

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