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Récit

Gaza : une reconstruction protectrice ?

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La conférence des donateurs a débuté dimanche au Caire. Visant aussi la reprise des pourparlers.

A Gaza, 80 000 bâtiments ont été détruits ou endommagés durant «Bordure protectrice». (REUTERS)
ParNissim Behar
(Intérim à Tel-Aviv)
Publié le 12/10/2014 à 18h36

Outre la France représentée par Laurent Fabius, cinquante pays participent à la Conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de Gaza, inaugurée dimanche au Caire sous les auspices de l’Egypte et de la Norvège. Objectifs ? D’abord, récolter 4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) pour remettre d’aplomb les 80 000 bâtiments détruits ou endommagés durant les cinquante jours de l’opération «Bordure protectrice», la dernière guerre en date entre Israël et le Hamas. Ensuite, préparer le terrain à une reprise éventuelle du processus de paix entre l’Etat hébreu et l’Autorité palestinienne (AP) interrompu en avril.

«J'en appelle au gouvernement israélien, le temps est venu de mettre fin au conflit, a déclaré le président égyptien, Abdel Fatah al-Sissi. Nous devons transformer ce moment en un vrai point de départ d'un processus qui stabilisera la région.» Quant au secrétaire d'Etat américain, John Kerry, il a promis que les Etats-Unis contribueraient à la reconstruction de l'enclave à concurrence de 212 millions de dollars immédiatement, 400 millions au total. Mais s'il s'est déplacé au Caire, c'est surtout pour s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas des conditions de la reprise des négociations avec Israël.

Les pourparlers tiendraient compte cette fois du sort de la bande de Gaza puisque l’AP y reprendra officiellement pied la semaine prochaine, après en avoir été expulsée par le putsch du Hamas de juin 2007. Certes, dans les

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