La réaction ne s'est pas fait attendre. Deux jours après que le nouveau chef du gouvernement suédois, le social-démocrate Stefan Löfven, a annoncé que la Suède allait reconnaître l'Etat palestinien, l'ambassadeur de Suède à Tel-Aviv a été convoqué par le chef de la diplomatie israélienne. Et Benyamin Nétanyahou a dénoncé une décision unilatérale «contraire aux accords», qui ne «rapprocherait pas de la paix» mais «en éloignerait».
Stockholm n'est pas la première capitale à reconnaître l'Etat palestinien - 134 l'ont déjà fait - mais c'est l'un des seuls pays occidentaux, et le premier en Europe, à prendre cette décision après son intégration à l'UE. Lundi, le Parlement britannique a voté une motion - les députés conservateurs et une grande partie des libéraux se sont abstenus - demandant au Premier ministre de reconnaître l'Etat palestinien. En Suède, Löfven a justifié son initiative, en affirmant que «le conflit entre Israël et la Palestine ne peut être résolu que par une solution à deux Etats, négociée conformément aux principes du droit international».
La Suède renoue ainsi avec une politique instaurée sous Olof Palme, le Premier ministre assassiné en 1986. Le royaume avait alors été un des premiers à reconnaître l'OLP en 1974. La même année, Olof Palme avait rencontré le dirigeant palestinien Yasser Arafat à Alger. Un an plus tard, la Suède avait usé de son vote au Conseil de sécurité de l'ONU, en tant que membre non-permanen




