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A Jérusalem, le tramway de l’Intifada

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Proche-Orient . Les unités anti-émeutes ont été déployées, après l’attaque meurtrière de mercredi.

ParAude Marcovitch
De notre correspondante à Tel-Aviv
Publié le 23/10/2014 à 19h46

Il devait être le symbole du vivre-ensemble et d’une Jérusalem apaisée. Le tramway qui déroule depuis trois ans son corps argenté pour relier tous les quartiers de la Ville sainte, juifs et arabes, est devenu l’une des cibles privilégiées des violences qui secouent Jérusalem.

Mercredi en fin d’après-midi, un Palestinien de 21 ans, habitant du quartier arabe de Silwan (situé dans Jérusalem-Est), a lancé sa voiture contre des passants regroupés à un arrêt du tram. Un bébé de 3 mois a été tué après avoir été projeté hors de sa poussette, et sept autres personnes blessées. L’auteur des faits, arrêté plusieurs fois par le passé pour jets de pierre et qui aurait des liens avec le Hamas, selon les autorités israéliennes, a été abattu par les policiers lancés à sa poursuite.

Caillassage. Les échauffourées ont démarré en juin, après l'assassinat de Mohamad Abou Hdeir, un jeune Palestinien du quartier de Shouafat, tué par vengeance pour le meurtre de trois adolescents israéliens en Cisjordanie. Depuis, Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, a perdu sa tranquillité. A Shouafat, Silwan, Wadi Joz ou Eassaouiya, des bandes de jeunes gens caillassent à tout va. Parmi leurs cibles favorites : les wagons du tramway, où voyagent encore côte à côte juifs et arabes. En outre, alimentant la colère des jeunes laissés pour compte de la Ville sainte, l'esplanade des Mosquées ou Mont du temple est à nouveau un territoire de tension entre les deux religions. L

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