Avec les élections législatives de dimanche, l'Ukraine tourne définitivement la page de l'ère Ianoukovitch. Chassé du pays par la révolution de Maidan en février, l'ancien président prorusse Viktor Ianoukovitch a laissé derrière lui de nombreux alliés, notamment les députés de son Parti des régions, ou ceux de son allié, le Parti communiste. En ordre dispersé, ils ont, pendant les derniers mois, combattu l'offensive «antiterroriste» menée par les nouveaux dirigeants dans l'est du pays, leur bastion traditionnel, ou tenté de faire échec à toutes les tentatives d'adopter des lois sur la «lustration» des personnes impliquées dans la corruption à grande échelle qui a caractérisé la transition postcommuniste en Ukraine.
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Cinquième colonne. Le gros de leurs électeurs se trouvant en Crimée (aujourd'hui annexée par la Russie) ou dans les régions de Donetsk et Lougansk, dont la moitié de la population sous contrôle rebelle ne votera pas, il est même possible qu'aucune de ces formations politiques (le Parti des régions s'étant scindé en deux blocs, Ukraine forte et Bloc d'opposition) ne passe le seuil des 5% de voix nécessaire afin d'entrer au Parlement. Perçus comme une cinquième colonne de Moscou par les plus nationalistes, les représentants de ces




