L'assaut a été donné après plus de vingt-quatre heures de siège. Vendredi matin, les forces spéciales tunisiennes ont lancé le raid contre une maison où étaient retranchés des «terroristes», à Oued Ellil, une localité à la périphérie de Tunis. Six des occupants ont été tués, dont cinq femmes. Trois autres, blessés, ont été arrêtés. L'un des deux enfants présents, dont les autorités essayaient depuis hier de négocier la sortie, a également été touché. Leur père a été arrêté. Il s'agit, selon la police, d'un «membre actif d'Ansar al-Charia», une organisation classée terroriste par Tunis et Washington.
Une opération «historique», s'est félicité le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Laroui, lors d'une conférence de presse. «Devant le monde entier, nous avons sauvé deux enfants.» Quant aux femmes, elles participaient aux échanges de tirs, a-t-il affirmé.
A la fin de l’assaut, les habitants du quartier ont acclamé les policiers. L’opération a été déclenchée après l’arrestation, la veille dans le sud du pays, de deux «terroristes» qui ont avoué la présence de complices dans cette maison. Le porte-parole n’a pas précisé la nature des actions préparées.
Les autorités alertent depuis plusieurs semaines sur les risques de déstabilisation à l’approche des élections. Cet assaut intervient à deux jours des législatives, qui se tiennent dimanche, suivies de la présidentielle en novembre-décembre.
«Nous tenons à rassurer nos concitoyens




