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Décryptage

Election au Brésil, airs de contraste

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La présidentielle, dimanche, opposera la successeure de Lula, Dilma Rousseff, donnée favorite, au libéral Aécio Neves.

La présidente du Brésil Dilma Roussef, à Brasilia, en 2012. (Photo Ueslei Marcelino. Reuters)
ParChantal Rayes
Correspondante à Sao Paulo
Publié le 24/10/2014 à 19h16, mis à jour le 24/10/2014 à 19h16

Dilma Rousseff reprend l’avantage. La présidente sortante du Brésil (Parti des travailleurs, PT), en lice pour un second mandat ce dimanche, était en fin de semaine en tête des sondages, avec 48% des voix contre 42% pour Aécio Neves, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, droite). Ils étaient jusqu’ici au coude à coude dans l’élection la plus disputée depuis 1989. Passage en revue des principaux thèmes de la campagne.

Économie : les opposés

Interventionniste, «Dilma» a ouvert le robinet des dépenses et poussé les banques publiques à accroître les crédits pour encourager la consommation. Résultat, le chômage n’a jamais été aussi bas (4,9%), mais l’inflation est élevée et les déficits se sont creusés. Plus libéral, Aécio Neves prône, lui, l’austérité budgétaire pour restaurer la confiance. Le candidat du PSDB promet aussi de lutter plus fermement contre la hausse des prix. Comment ? Il ne le dit pas. Par une hausse des taux d’intérêt qui ferait bondir le chômage, accuse Dilma Rousseff. Pour l’ancien président de la Banque centrale Carlos Langoni, quel que soit le gagnant, un tour de vis va s’imposer pour relancer une économie entrée en récession.

Social : le consensus

Aécio Neves promet de maintenir la Bolsa Família, une aide mensuelle en espèce qui a permis de soustraire en douze ans 36 millions de Brésiliens de l'extrême pauvreté. Il veut même inscrire la Bolsa Família dans la loi,

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