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La méfiance envers l’Otan, moteur d’une certaine gauche

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Publié le 24/10/2014 à 20h06

A gauche, l'attirance pour Vladimir Poutine puise à beaucoup de sources d'inspiration: l'anti-américanisme, la critique de l'Union européenne et du libéralisme, la quête d'un autre modèle, quand ce n'est pas la simple envie de se distinguer… Pour le Parti de gauche, le principal coupable de la crise actuelle en Ukraine est ainsi… l'Otan, qui aurait provoqué les Russes en s'avançant trop à l'est de l'Europe. «La Crimée est perdue pour l'Otan. Tant mieux», célébrait ainsi Jean-Luc Mélenchon en mars sur son blog, après l'annexion russe de la péninsule ukrainienne. «Nous ne disons pas que Poutine est un grand démocrate, nuance Martine Billard, secrétaire du Parti de gauche chargée des questions internationales. Nous ne sommes pas aveugles sur ce qui se passe en Russie : la liberté d'expression réduite, la corruption…» Vladimir Poutine mène une «politique grand-russe», reconnaît cette ancienne députée verte, mais pour en revenir très vite au péché originel de l'Alliance atlantique : «Ce qu'il y a eu en premier, c'est une volonté de faire entrer l'Ukraine dans l'Otan. Je ne comprends pas comment l'Alliance atlantique a pu imaginer que la Russie de Poutine resterait les bras croisés.»

L'autre grand avocat de la Russie à gauche est bien sûr Jean-Pierre Chevènement, et son Mouvement républicain et citoyen (MRC). Dans une interview récente au Courrier de Russie

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