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Libération

Les trolls du Kremlin au service de la propagande

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Publié le 24/10/2014 à 20h26

En bon «guébiste» (ex du KGB), Poutine a veillé à réactiver de multiples réseaux d'influence russe à l'étranger, et particulièrement en France. Depuis 2012, un Conseil de coordination du Forum des Russes de France tente de fédérer les quelque 300 000 Russes et Français d'origine russe installés dans l'Hexagone, tout en faisant le lien entre leurs diverses associations et l'ambassade de Russie. Il est présidé par un descendant de Russes blancs, le très grande gueule Dimitri de Kochko, arrière-petit-fils d'un ancien chef de la police criminelle de Moscou, qui court les plateaux de télévision pour vitupérer contre le «coup d'Etat de Maidan», les «nazis» de Kiev ou la «vassalisation» des Français soumis aux Américains.

Ancien journaliste de l'AFP, De Kochko use de ce titre passé pour dénoncer la «campagne antirusse» des médias français, «à commencer par Libération et le Monde». «Il y a un problème de déontologie journalistique quand d'entrée vous ne prenez qu'une seule source pour dire que les séparatistes prorusses ont abattu l'avion [le Boeing de la Malaysia Airlines qui s'est écrasé en juillet dans l'est de l'Ukraine, ndlr]», assène-t-il par exemple, nous reprochant de «haïr les Russes».

Pour contrer justement les médias français, une bonne demi-douzaine de publications proposent de diffuser directement les points de vue russes auprès du public françai

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