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Analyse

Une coalition pro-occidentale se dessine à la Rada

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Le nouveau Parlement, divisé entre un «camp de la paix» et un «parti de la guerre», sera-t-il capable de trouver une solution à l’Est ?

Publié le 26/10/2014 à 20h06

Les élections ukrainiennes vont-elles faciliter la recherche d’une solution de paix dans l’est du pays ou, au contraire, la retarder ? C’est tout l’enjeu des législatives qui se tenaient dimanche, alors que le fragile cessez-le-feu n’empêche pas totalement la poursuite des affrontements et des bombardements à Donetsk.

En mai, déjà, le richissime Petro Porochenko avait été élu président en promettant la paix. La scène politique ukrainienne s'est une nouvelle fois divisée lors de ces législatives entre «le parti de la paix» - en gros le Bloc Petro Porochenko (qui aurait obtenu 22% des suffrages), soutenu par le parti Oudar, de Vitali Klitschko, et de nombreux militants issus de la société civile et de la révolution du Maidan - et le «parti de la guerre», dont les plus fervents soutiens sont le Parti radical, d'Oleg Liachko (6%), Batkivchtchina, de Ioulia Timochenko (5,6%), et même dans une moindre mesure ses transfuges au gouvernement regroupés au sein du Front populaire (21%).

Effroi. Depuis que l'entrée en force de soldats russes aux côtés des rebelles indépendantistes a stoppé, fin août, les avancées de l'armée ukrainienne, Porochenko affirme qu'«il n'y a pas de solution militaire» à la situation dans l'Est. Il l'a répété, samedi, dans une adresse aux électeurs : «Nous ne pouvons recouvrer nos territoires que par une solution politique. Nous ne pouvons pas lancer l'assaut sur Donetsk sans la détruire. Cette

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