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Leipzig de plus en plus proche de Rome

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Publié le 29/10/2014 à 22h16

L'Eglise catholique allemande est dans la tourmente depuis les scandales de pédophilie qui ont secoué le pays. L'an passé, près de 180 000 fidèles lui ont tourné le dos. Mais à Leipzig, en ex-RDA, la communauté catholique est en pleine croissance. A tel point que les autorités religieuses ont décidé la construction d'une nouvelle église de prestige. Historiquement, Leipzig se trouve au cœur de l'Allemagne protestante. Et au cœur de l'ex-RDA athéiste. La ville de Jean-Sébastien Bach, haut lieu des manifestations qui ont précédé la chute du mur de Berlin à l'automne 1989, ne compte que 4% de catholiques. «Mais la croissance est rapide», note le prêtre Gregor Giele. Les fidèles - 1 900 personnes en 1995 - sont aujourd'hui 4 500, dont un quart fréquente la messe du dimanche. L'âge moyen de la communauté est de 37 ans, et le prêtre se réjouit d'avoir reçu l'an passé une cinquantaine d'enfants pour la première communion.

Cette expansion s’explique par le dynamisme économique de la ville, qui pourrait bientôt supplanter Berlin en tête du classement des cités les plus branchées d’Allemagne. Les nouveaux venus sont souvent issus de l’ouest et du sud du pays, là où se trouvent l’essentiel des 24 millions de catholiques allemands. Leipzig, qui ne comptait plus que 450 000 habitants en 1998, est sur le point de retrouver son niveau démographique d’avant la chute du Mur, lorsque cette importante cité commerçante comptait encore 530 000 âmes.

«Notre église était devenue trop pe

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