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Malgré le retrait de la taxe Internet, les Hongrois restent dans la rue

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Publié le 18/11/2014 à 19h56

On connaissait déjà les journées mondiales de la santé, du chien ou des réfugiés. Voici que les Hongrois lancent la «Journée publique de la colère». Ils ont déferlé lundi par dizaines de milliers sur la place du Parlement de Budapest. Chose rare, ils ont protesté aussi par milliers dans une quinzaine de villes de province ainsi qu'à Berlin, Londres, Amsterdam, Luxembourg. «On était des moutons… jusqu'ici !» clamait une pancarte. Organisée de façon chaotique et festive par des mouvements civiques sur Facebook, c'est la quatrième manifestation en trois semaines depuis le projet de taxe sur Internet concocté par le gouvernement de droite populiste de Viktor Orbán. Sous la pression des 100 000 personnes qui ont défilé fin octobre, le gouvernement a depuis retiré le projet.

Mais la colère bout toujours. Andras Mizsur, blond souriant de 27 ans qui étudie la philo, est persuadé que le gouvernement «réintroduira cette taxe d'une manière détournée. Je ne manifestais jamais et pensais même à quitter le pays, mais la taxe a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Désormais, on proteste contre ce régime qui démolit l'éducation, qui attaque les associations civiles. C'est fantastique d'être ici, il y a un réel sentiment d'euphorie». Pendant des heures, la foule a hurlé sa colère sur la place du Parlement. Scandant en chœur : «On en a assez ! Démocratie !» Une étudiante déclame d'un ton rageur : «Ras-le-bol d'Orbán, ras-le-bol de Gyurcsány [anci

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