Avant, il était facile d’identifier un néonazi : rangers, crâne rasé, blouson de cuir, tatouages sur la nuque… Mais les choses se compliquent en Allemagne. Car voici qu’au nazi pourrait succéder le «nipster», un néonazi déguisé en hipster. Le phénomène du néonazi amateur de plats végétaliens, portant barbe et pantalon taille basse a débuté au début de l’année, lorsqu’un jeune néonazi armé d’un sac de jute a fait son apparition lors d’une marche en l’honneur d’un camarade décédé à Magdebourg, en ex-RDA.
Depuis, le phénomène semble prendre de l'ampleur. «Derrière ce nouveau concept se cache une scène néonazie s'intéressant à la mode. L'idéologie de ces jeunes gens est contre les musulmans, antisémite et raciste», résume la politologue Birgit Jagusch. Les services de renseignements allemands ont, eux aussi, noté une tendance de l'extrême droite à endosser les tenues à la mode dans les centres urbains, pour gagner en discrétion. Dans un rapport en 2013, les renseignements citent le portail web d'extrême droite Altermedia : «Il faudrait enfin changer de priorités, et s'adresser à un plus large public. Les marches funèbres et les cérémonies en mémoire de nos héros ne nous font pas gagner de nouveaux sympathisants, tout au plus quelques nostalgiques.»
Cours de cuisine
Archétype de ce nouveau mouvement : Patrick Schröder. Celui qui se présente comme «le gentil néonazi» tient sur Internet une émission hebdomadaire baptisée FSN




