Fin octobre, la Suède est le premier pays membre de l’Union européenne à reconnaître l’Etat de Palestine. Mardi, l’Assemblée nationale doit se prononcer sur le sujet, suivie du Sénat le 11 décembre. Ancien président de Médecins sans frontières (MSF), enseignant à Sciences-Po, Rony Brauman a publié un manifeste pour les Palestiniens. Favorable à une reconnaissance de la Palestine, il estime cependant qu’une solution de paix ne se trouvera que dans le cadre d’un seul Etat.
La reconnaissance d’un Etat palestinien par la France serait-elle un geste utile ?
Même si c’est symbolique, je pense qu’il est salutaire de voir des Etats se référer enfin au droit international, car ce n’est pas à Israël seul de décider si un Etat palestinien existe, mais aussi à la communauté internationale. La reconnaissance par la Suède apparaît comme une avancée alors que juridiquement il devrait déjà y avoir un Etat. Le processus de paix, qui ne consistait plus ces derniers temps qu’en quelques rencontres généralement sous patronage américain, transforme cette réalité juridique en un projet encore à négocier. 135 Etats de l’ONU ont déjà reconnu l’Etat palestinien, il ne reste plus que l’Europe. Cette reconnaissance est positive, elle met la pression sur Israël : une fois l’Etat palestinien reconnu, il sera en effet impossible de parler de la Cisjordanie comme d’un «territoire disputé», ce que fait Israël, mais d’un «territoire occupé» !
Paradoxalement, c’est du côté de la droite




