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Interview

«Le principal enjeu doit être de rétablir la confiance entre les deux parties»

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Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes dans le camp de réfugiés de Shuafat à Jérusalem Est, le 7 novembre. (Photo Thomas Coex. AFP)
Publié le 01/12/2014 à 19h06

Entrepreneur high-tech et créateur de Jerusalem Venture Partners, un des principaux fonds d’investissement israélien dans les nouvelles technologies, Erel Margalit, député et numéro 2 du Parti travailliste, incarne une gauche sans tabou, profondément novatrice, aussi bien vis-à-vis de l’économie que du processus de paix.

Comment jugez-vous ces appels à une reconnaissance de l’Etat de Palestine ?

De telles initiatives ne peuvent être que contre-productives et j’y suis opposé justement parce que je suis un partisan convaincu de la paix via une solution à deux Etats. L’Autorité palestinienne est en train de lancer une initiative unilatérale en passant par l’ONU. En Israël, des gens proposent de se retirer unilatéralement sur les frontières de 1967. Cela ne permet pas de trouver une solution aux questions les plus sensibles pour la constitution de l’Etat palestinien. Il y a la question des implantations israéliennes, celle de la sécurité, celle de la frontière avec la Jordanie où les contrôles sont encore plus nécessaires aujourd’hui, alors que montent le terrorisme et l’extrémisme dans les pays voisins. Il y a la question de Jérusalem et celle d’un échange de territoires. Il y a aussi celle d’une liaison physique entre Gaza et la Cisjordanie. Et Israël doit être associé à la solution. Ces défis complexes ne peuvent trouver une solution que par la discussion directe et un accord que chacun s’engage à respecter, même si la négociation aura été difficile et qu’il aura fallu faire des concessions des deux côtés. Je suis très critique de l’attitude du gouver

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