Lundi devant la Cour suprême, il a été question d’Eminem et de Facebook. Mais c’est une vieille question qui occupait la plus haute juridiction des Etats-Unis : une menace relève-t-elle de la liberté d’expression ou d’un délit ?
Celui qui a soulevé cette question, c'est Anthony Elonis, un trentenaire originaire de Bethlehem en Pennsylvanie. A plusieurs reprises, il a posté sur Facebook d'obscènes et violentes logorrhées, notamment contre sa femme qui l'avait quitté. «Il y a une façon de t'aimer mais des milliers de te tuer. Je n'aurai pas de repos, tant que ton corps ne sera pas en morceaux, baignant dans le sang, de ses plaies agonisant. Dépêche-toi, crève, salope !», écrivait-il notamment. Sous le coup d'un ordre d'éloignement concernant son épouse, il a aussi été licencié suite à une plainte pour harcèlement sexuel et un message incendiaire sur Facebook au sujet d'une collègue. Pas encore rassasié, il a écrit son envie d'aller commettre une fusillade dans une école. Interrogé alors par une policière fédérale, il a indiqué sur le réseau social qu'il était passé à un cheveu de la trucider.
L'histoire pourrait s'arrêter à celle d'un type condamné en 2011 à 44 mois de prison, dont il est depuis sorti sous surveillance. Mais son avocat ne l'a pas entendu comme ça. On parle de menaces écrites sur Facebook ? Mais non voyons, il s'agit de paroles scandées, du rap ! Et donc de l'art, protégé par le premier amendement de la Constitution, garant de la libert




