Les Suédois se rendront aux urnes le 22 mars pour des élections anticipées, les premières depuis 1958.
Pourquoi la crise politique actuelle ?
Elle est le résultat des législatives du 14 septembre. A l’issue du scrutin, ni la coalition de centre droit sortante ni la gauche n’ont obtenu la majorité au Parlement. Les Démocrates de Suède (SD, extrême droite), qui ont remporté 12,9% des voix, se sont donc retrouvés en position d’arbitre au Riksdag. Début octobre, le gouvernement, formé par le patron des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, avec les Verts, avait obtenu le vote de confiance des députés, grâce à l’abstention de l’opposition. Mais mercredi, contrairement à la tradition qui veut qu’un parti ne vote qu’en faveur de son budget, le SD a décidé de soutenir le texte de la coalition de centre droit. Löfven, qui avait annoncé qu’il refuserait de gouverner avec le budget de l’opposition, a donc jeté l’éponge.
La Suède est-elle devenue ingouvernable ?
Le problème vient d'abord du SD, qui a annoncé qu'il provoquerait dorénavant la démission de n'importe quel gouvernement refusant de collaborer avec lui et de durcir la politique de l'immigration. Or, aucun des sept autres partis n'envisage un rapprochement avec le SD. «Cette pensée n'est pas seulement répugnante. Elle repose sur une chimère», observe le quotidien Dagens Nyheter, dans son éditorial de jeudi. Les quotidiens suédois constatent d




