En juillet 2014, à l'issue de mois de chantage et de pression de la Commission européenne, les Accords de partenariat économique, dits «APE», entre l'Union européenne (UE) et l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique australe et l'Afrique de l'Est ont été paraphés. Ces accords, confirmés le 12 décembre, visent, selon le sacro-saint dogme de la Commission européenne, à «développer le libre-échange» entre l'Union européenne et les pays dits «ACP» (Afrique, Caraïbes, Pacifique). L'UE maintenait jusqu'alors avec ces pays - ses anciennes colonies - des préférences commerciales unilatérales : elle acceptait qu'ils continuent à frapper de droits de douane leurs importations venant de l'UE tout en bénéficiant de l'accès au marché européen sans en payer.
Elle leur impose désormais la suppression de leurs droits de douane sur 80% des exportations européennes. Avec ces APE, le dogme libre-échangiste s’exprime dans toute sa splendeur. En obligeant des Etats, souvent en grande difficulté financière, dont des centaines de millions d’habitants vivent encore avec moins de 1 dollar par jour, à supprimer leurs droits de douane, l’UE va les priver de recettes budgétaires considérables. Des recettes pourtant indispensables pour améliorer les infrastructures de santé, les établissements scolaires, les réseaux d’eau, énergétiques, de transports, les biens et services foncièrement utiles aux populations locales.
De plus, la mise en œuvre de ces APE va affaiblir la compétitivité des petites exploitati




