Pour la première fois depuis près de quatre mois, les autorités de Kiev, représentées par l'ex-président Leonid Koutchma, et des chefs rebelles séparatistes prorusses des autoproclamées «Républiques» de Donetsk et de Lougansk étaient face à face, mercredi, en présence de l'ambassadeur russe, pour relancer les pourparlers de paix et mettre fin à un conflit qui a déjà fait plus de 4 700 morts. La réunion se tenait à Minsk (Biélorussie), là même où avaient été signés, le 5 septembre sous l'égide de l'OSCE, des accords de paix jusqu'ici peu respectés, prévoyant le renforcement du cessez-le-feu, l'échange de prisonniers, le retrait des troupes et un processus politique autour d'un «dialogue national inclusif».
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, avait prêté sa résidence pour la réunion qui s'est tenue à huis clos pendant cinq heures. La rencontre avait reçu le soutien de Hollande et Merkel qui, dans un entretien téléphonique avec le président ukrainien, Petro Porochenko, ont jugé «urgent des progrès concrets» dans la mise en œuvre des accords de Minsk. Les discussions n'auraient abouti qu'à une ébauche d'accord pour un échange de prisonniers.
Unité. Autocrate longtemps à la botte de Vladimir Poutine et chaud partisan de son projet d'union eurasiatique, Alexandre Loukachenko, comme son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev, s'inquiète de l'hégémonisme croissant de Moscou et de sa volonté de se poser en protecteur




