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Libération

Un otage néerlandais d’Aqmi libéré lundi

Mali. L’évacuation de Sjaak Rijke a été orchestrée par les forces françaises de l’opération Barkhane.

ParJean-Louis Le Touzet
Envoyé spécial à N’Djamena
Publié le 06/04/2015 à 20h06

Enlevé à Tombouctou le 25 novembre 2011 par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), l’otage néerlandais Sjaak Rijke a été libéré lundi matin dans le nord-est du Mali.

Succès. Selon une source au sein de l'opération militaire Barkhane jointe lundi par Libération, l'action a débuté «à 5 heures, juste en fin de nuit». Sur la foi de renseignements, les commandos des opérations spéciales (COS) ont «neutralisé» deux ravisseurs et «les quatre autres se sont rendus». Il n'a pas été précisé si du côté français des hommes avaient été blessés dans l'opération. Celle-ci s'est déroulée dans la région de Tessalit, où sont notamment basées les forces françaises et tchadiennes.

Un flou subsiste sur le point de départ de la mission sachant que les troupes françaises sont aussi déployées à Gao, Tombouctou et Madama (Niger), pour surveiller les flux d’armes et de contrebande venant de l’extrême sud libyen.

Selon le ministère de la Défense, qui a diffusé lundi en début d'après-midi un communiqué, «Sjaak Rijke a été évacué et mis en sécurité à Tessalit sur la base avancée temporaire de Barkhane. Il est sain et sauf». «Sa libération vient rappeler la détermination sans faille à lutter contre les groupes terroristes armés dans la région du Sahel», a précisé le ministère. François Hollande, en déplacement à Izieu pour un hommage aux 44 enfants juifs raflés par la Gestapo il y a soixante et onze ans, s'est félicité de ce succès face aux journalistes : «Les forces spéciales françaises ont pu porter une attaque contre un groupe terroriste et ont pu non seulement neutraliser ce groupe, mais obtenir la libération, sauver donc, un Néerlandais.» Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders, a affirmé qu'«étant donné les circonstances, Sjaak Rijke va bien».

«Poches». L'ex-otage devait être transféré lundi vers Gao puis vers Bamako. A N'Djamena on commentait, côté français, avec une pointe de fierté, l'opération des forces spéciales tricolores. De même, la satisfaction était visible chez certaines familles de militaires, qui évoquaient «la mission accomplie». Dans les rangs des soldats de l'opération Barkhane, il était depuis plusieurs jours admis que le danger de Boko Haram «était en train d'être réglé», qu'il ne resterait que «des poches résiduelles à traiter par les forces tchadiennes», mais que «le réel danger» concernait les menaces des groupes terroristes dans les zones du Nord malien et nigérien qui ont «une capacité à se faire oublier pour mieux ressurgir».

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