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Interview

La présidente du Parlement grec «On enquête pour savoir d’où vient la dette»

Publié le 02/06/2015 à 19h26

D’avocate pugnace, Zoé Konstantopoulou est devenue, à 39 ans, une présidente de Parlement atypique. Depuis son perchoir, elle a initié en mars un audit sur la dette et n’hésite pas à régler ses comptes avec l’Allemagne.

A quoi va servir la commission d’audit ?

Des experts et des membres de la société civile vont analyser l’origine et l’historique de la dette grecque. On verra ainsi si une partie du montant est illégitime ou illégale.

Quelles sont les premières conclusions ?

On aura les résultats définitifs dans un an, mais certaines affaires de corruption sont déjà connues. Nous avons par exemple rouvert l’affaire Siemens, entreprise allemande accusée d’avoir versé des pots-de-vin à tous les partis politiques. Le coût de cette corruption s’élèverait à 2 milliards d’euros de manque à gagner pour la Grèce. Ce type d’affaires alourdit illégalement la dette.

L’Allemagne se montre souvent la plus dure face à la Grèce pour négocier…

Berlin a un double langage, à cause d’affaires de corruption comme Siemens, mais aussi des réparations de guerre, estimées à 340 milliards d’euros - plus que la dette grecque ! Le problème est qu’elle refuse de parler de ça, tout en exigeant le remboursement de la Grèce.

Retrouvez l’interview dans son intégralité sur Libération.fr

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