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Casse-tête au sommet du G7

Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés sont réunis dimanche et lundi dans un lointain château de Bavière.

Campagne de l'ONG One réalisée vendredi à Munich et représentant les sept leaders des pays du G7 : Shinzo Abe (Japon), François Hollande (France), Matteo Renzi (Italie), Angela Merkel (Allemagne), Stephen Harper (Canada), David Cameron (Royaume-Uni) et Barack Obama (Etats-Unis). (Photo Lukas Barth. Reuters)
Publié le 07/06/2015 à 19h36

Ils étaient huit et ils ne sont plus que sept. Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés - en l’absence de Vladimir Poutine, le président du huitième pays, qui s’est mis hors-jeu en grignotant son voisin l’Ukraine - sont donc réunis dimanche et lundi dans un lointain château de Bavière pour discuter des dossiers qui les préoccupent tous. A l’abri des regards trop aiguisés des militants anticapitalistes et écologistes, qui espéraient avoir leur mot à dire sur la dégradation du contexte climatique.

Les retrouvailles ont commencé par un entretien, dans un climat bucolique, entre le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, dont le pays préside le G7. Berlin, Bruxelles et Washington ont paru plus que jamais d'accord pour dire non à Poutine et à l'implication russe dans le conflit de l'Est ukrainien, où les lignes de front se sont ranimées ces derniers jours. Barack Obama a même cru nécessaire de mettre les points sur les i en qualifiant l'attitude russe d'agression, un vocable qui montre la fermeté croissante de la politique américaine depuis l'annexion de la Crimée en mars 2014. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé le G7 à ne pas faiblir sur le régime des sanctions décidé l'an dernier contre Moscou et qui arrive à échéance en juillet, conseillant même de «le renforcer».

Le dossier grec ne devrait pas soulever la même unanimité. Barack Obama n'a pas fait mystère de son désir de pousser l'Europe à accepter le rééchelonnement de la dette grecque pour éviter un séisme de l'économie à l'échelle mondiale. A Bruxelles, en revanche, on continue à réclamer des mesures d'austérité à un gouvernement de gauche élu pour y renoncer. L'ambiance entre Bruxelles et Athènes est glaciale. Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, présent en Bavière, prétend qu'il n'a pas reçu les propositions grecques. Depuis Athènes, le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, ne s'est pas gêné pour qualifier d'«absurdes» les contre-propositions européennes, son ministre des finances les jugeant même «limite insultantes».

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