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Libération
Libé des photographes

En Italie, la dolce vita des églises défroquées

Boîtes de nuit, hôtels de luxe, garages… Dans la péninsule, la vente des lieux de culte par les autorités écclésiastiques leur permet de ressusciter.

Construite autour de l’an 1000, San Gregorio est aujourd’hui le musée virtuel de l’école de médecine de Salerne (Campanie). (Photo Andrea Di Martino)
Publié le 09/07/2015 à 19h36

En France, l'idée - simplement évoquée - de transformer des églises vides en lieux de prière pour la communauté musulmane est en train de se transformer en polémique nationale. Pourtant, partout dans le monde, des églises désertées par leur public ont été réinvesties par une forme ou une autre de la vie publique, et pas seulement au profit d'un autre culte.

En France, les églises construites avant 1905 appartiennent à l’Etat, qui n’ose pas donner une seconde vie à des chapelles qui tombent en ruines, faute de fonds pour les restaurer. En Italie, en revanche, elles appartiennent à l’Eglise, qui n’hésite pas à les vendre, de la même manière que la SNCF met sur le marché immobilier les maisons abandonnées des gardes-barrières, sans que cela ne pose de problème.

Pendant cinq ans, de 2008 à 2013, le photographe italien Andrea Di Martino a sillonné les régions italiennes afin de saisir comment ces bâtiments à l'architecture si particulière ont été recyclés. A la recherche des cas les plus surprenants. Andrea Di Martino a ainsi photographié plus de 70 églises devenues musée, garage, boîte de nuit, hôtel de luxe, bibliothèque, salle de spectacles… «J'ai choisi d'avoir le même point de vue, la même perspective, dans un même format carré, pour montrer le contraste sur ce que sont devenus ces endroits», raconte-t-il. L'effet est saisissant.

Photos Andrea Di Martino / Picture Tank

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