Grèce
Syriza reste en tête des sondages pour les élections législatives anticipées du 20 septembre, mais est crédité d’à peine 22 % des intentions de vote (contre 36 % en janvier), trois points à peine devant la Nouvelle Démocratie (droite). Aléxis Tsípras n’a guère de chance d’obtenir la majorité absolue qu’il appelle de ses vœux.
Espagne
L’hiver dernier, Podemos était crédité de 20 % des intentions de vote, talonnant le Parti populaire à droite et le PSOE à gauche. Les listes citoyennes qu’il soutenait ont triomphé lors des élections municipales, notamment à Madrid et Barcelone. Désormais, il est donné au mieux à 13 % ou 14 %. Nombre des sympathisants et électeurs du mouvement sont déstabilisés par le recentrage du mouvement et de son leader Pablo Iglesias.
Allemagne
Die Linke - la gauche -, le parti issu d’une scission du SPD menée par Oskar Lafontaine qui fusionna au début des années 2000 avec les ex-communistes de RDA et des petites formations de la gauche radicale, continue de stagner autour de 7 à 9 % des suffrages. Il administre le Land de Thuringe dans l’ex-RDA, aux côtés des Verts et du SPD mais cette expérience de coalition «rouge-rouge-verte» reste inapplicable à l’échelle nationale en raison des différends sur la politique extérieure et l’Europe.
France
A gauche du Parti socialiste, le temps est à la tentative de recomposition. Alors que les leaders d'Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) restent divisés sur l'opportunité de retourner dans un gouvernement de Manuel Valls, les deux présidents des groupes parlementaires, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, ont quitté le navire vert. Plus décidé que jamais à rassembler «l'opposition de gauche», Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) continue ses appels du pied à ceux qui refusent la «macronisation». Mais l'alliance qu'il a nouée avec le Parti communiste français au sein du Front de gauche n'en a plus que le nom. Le PG poursuit sa cour aux électeurs écolos, pendant que le PCF ne se résout pas à couper les ponts locaux avec le PS. L'intention de Cécile Duflot, comme de Jean-Luc Mélenchon, de se porter candidats en 2017, ne devrait pas simplifier les relations au sein de «l'alternative de gauche».




