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Libération

Le soufflé Syriza retombe en Europe

«L’espoir arrive», le slogan du parti grec lors de sa victoire en janvier, avait galvanisé les gauches radicales du continent. Etat des lieux.

Publié le 31/08/2015 à 19h56

Grèce

Syriza reste en tête des sondages pour les élections législatives anticipées du 20 septembre, mais est crédité d’à peine 22 % des intentions de vote (contre 36 % en janvier), trois points à peine devant la Nouvelle Démocratie (droite). Aléxis Tsípras n’a guère de chance d’obtenir la majorité absolue qu’il appelle de ses vœux.

Espagne

L’hiver dernier, Podemos était crédité de 20 % des intentions de vote, talonnant le Parti populaire à droite et le PSOE à gauche. Les listes citoyennes qu’il soutenait ont triomphé lors des élections municipales, notamment à Madrid et Barcelone. Désormais, il est donné au mieux à 13 % ou 14 %. Nombre des sympathisants et électeurs du mouvement sont déstabilisés par le recentrage du mouvement et de son leader Pablo Iglesias.

Allemagne

Die Linke - la gauche -, le parti issu d’une scission du SPD menée par Oskar Lafontaine qui fusionna au début des années 2000 avec les ex-communistes de RDA et des petites formations de la gauche radicale, continue de stagner autour de 7 à 9 % des suffrages. Il administre le Land de Thuringe dans l’ex-RDA, aux côtés des Verts et du SPD mais cette expérience de coalition «rouge-rouge-verte» reste inapplicable à l’échelle nationale en raison des différends sur la politique extérieure et l’Europe.

France

A gauche du Parti socialiste, le temps est à la tentative de recomposition. Alors que les leaders d'Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) restent divisés sur l'opportunité de retourner dans un gouvernement de Manuel Valls, les deux présidents des groupes parlementaires, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, ont quitté le navire vert. Plus décidé que jamais à rassembler «l'opposition de gauche», Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) continue ses appels du pied à ceux qui refusent la «macronisation». Mais l'alliance qu'il a nouée avec le Parti communiste français au sein du Front de gauche n'en a plus que le nom. Le PG poursuit sa cour aux électeurs écolos, pendant que le PCF ne se résout pas à couper les ponts locaux avec le PS. L'intention de Cécile Duflot, comme de Jean-Luc Mélenchon, de se porter candidats en 2017, ne devrait pas simplifier les relations au sein de «l'alternative de gauche».

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