Persuadé que la première solution était celle du moindre mal, le Royaume-Uni a, depuis longtemps, mis le paquet sur les zero-hour contracts, («contrats zéro heure»).Selon ses promoteurs, le zero-hour contract devait contribuer au rétablissement de la compétitivité des entreprises. Il a surtout développé une nouvelle catégorie de salariat dans un des pays les plus riches du monde : des travailleurs pauvres. Certes, le Royaume-Uni peut se vanter d'une forte baisse de son taux de chômage, passé de près de 9 % en 2008 à moins de 5,3 % aujourd'hui. Mais le mouvement de forte précarisation de son marché du travail ne cesse de s'aggraver. Le nombre de contrats à zéro heure, qui ne garantissent aucun travail fixe au signataire, a progressé de 20 % en un an. Il y en avait officiellement 744 000 entre avril et juin, contre 624 000 à la même période un an plus tôt.
Travailleurs pauvres ou chômage de masse ?
Publié le 03/09/2015 à 21h16, mis à jour le 03/09/2015 à 21h16
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