C'était l'une des très rares régions syriennes où se maintenait un cessez-le-feu entre l'opposition et les forces du régime et leurs alliés. Autour des villes de Maarat Masrin et Ram Hamdan, dans la province d'Idlib (nord-ouest), la trêve était entrée en vigueur en septembre et, si l'on excepte quelques incidents mineurs, elle était respectée, une situation tout à fait exceptionnelle en Syrie. C'est ce qui rend de prime abord incompréhensible sa violation, mercredi, par l'aviation russe qui, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a conduit plusieurs raids sur les faubourgs de ces deux villes. Une hypothèse : Moscou, qui n'a pas encore rendu publiques ses conclusions sur les raisons de la chute de l'avion civil russe au-dessus du Sinaï, samedi (lire aussi page 10), semble avoir pris acte qu'il s'agissait d'un attentat, revendiqué mercredi encore par l'Etat islamique, et cherche d'ores et déjà à se venger. Que l'aviation russe se soit déchaînée comme jamais mardi contre la ville de Raqqa, le QG militaire de l'organisation, en était déjà un signe.
En Syrie, la Russie frappe Daech en riposte au crash de l’avion
Publié le 04/11/2015 à 19h56
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