«Si nous ne sommes pas à la hauteur du défi, nous serons responsables d'un échec collectif et moral aux conséquences historiques», a lancé mercredi John Kerry, en conférence de presse. «Ce qui est en jeu, c'est peut-être la vie elle-même», a assuré le secrétaire d'Etat américain, raillant au passage les climatosceptiques, majoritaires dans le camp républicain. «Ce qui se passe, c'est exactement ce que les scientifiques ont prévu depuis des décennies.» Kerry, qui a réitéré son appel à un accord «ambitieux» et refusé d'«attendre Godot», en a profité pour annoncer le doublement de l'aide américaine pour l'adaptation des pays les plus démunis au changement climatique, portée à 800 millions de dollars (730 millions d'euros) d'ici à 2020 : «Une question de vie ou de mort.» Pour autant, les Etats-Unis militent pour que certains pays en développement s'engagent plus formellement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. «Même si tous les pays riches arrivent à zéro émission, ça ne suffira pas», a souligné le secrétaire d'Etat, qui rappelle que «65 % des émissions viennent des pays émergents». Or cette option est considérée par les grands émergents, Inde en tête, comme une ligne rouge : c'est d'abord aux pays historiquement responsables des émissions de les baisser. Photo Stéphane Mahé. AFP
John Kerry refuse d’«attendre Godot»
Publié le 09/12/2015 à 19h26
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